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jeudi 08 novembre 2007, a 13:42
Collections
 

  Passions ? Maladies ?

 

Tous les avis sont dans la nature...

 

Il y a les passionnés de timbres, les français, que les étrangers, tous...

 

De cailloux, de maquettes, de boîte d'allumettes suédoises ou pas...

 

D'appareils photos, de poste radio...

 

De maillots de foot ou de lunettes, de casserolles ou de bicyclettes...

 

De livres sur ceci ou cela...

 

De photos de tel thème ou d'un autre...

 

Et même d'armes à feu, d'épaule ou de poing, ou blanche, longue ou courte...Catharres ou Romaines...Ou Américaines...

 

Ce sera l'objet de blog avec quelques particularités...

 

Informativement,

jeudi 08 novembre 2007, a 13:41
Avertissement
 

  Les revolvers qui sont présentés ici le sont pour leurs particularités techniques et/ou historique...

 

Ils sont pour la plupart du 19 ème siècle et/ou ont été malheureusement utilisés lors de la guerre de Secession notamment.

 

Les armes collectionnées le sont dans un cadre totalement pacifique.

 

La collection de ce type d'armes est réservée à un public averti et responsable.

 

Il est rappelé que les armes à feu en état de marche doivent être conservées soit dans un coffre-fort, soit dans une vitrine protégée ou à défaut avec une protection de pontet.

 

Elles doivent dans tous les cas être hors de portée des enfants y compris les adolescents mineurs.

 

Leur utilisation est strictement interdite en dehors de l''exercice du tir sportif réglementé pour les licenciés de la Fédération Française de Tir, dans un stand de tir agrée par la FFT et la Préfecture du département concerné.

 

Sérieusement,

mardi 21 avril 2009, a 14:59
Remington pocket
 

Cette arme est la réponse de Remington au fulgurant succès du Colt 1862. Cet excellent modèle représente l'achèvement des armes de poche entamé dès 1849 avec le premier modèle pocket. Reprenant la construction du Remington 1858 New Army en carcasse fermée, cette arme est proposée en plusieurs versions : carcasse laiton, carcasse acier ou carcasse nickelée sur bâti laiton.

 

C'est un revolver de poche à 5 chambres de calibre .31 pouce (7,87 mm) à poudre noire. Son chargement se fait par l'avant du barillet. Il est relativement léger (environ 440 g à vide).

 

La version nikelée que l'on voit était la préférée des dames.

 

Ce revolver était souvent la seconde arme des officiers yankees(armée nordiste américaine pendant la guerre de sécession), portée dans une poche ou à même une botte.

 

La longueur de son canon de 3" 1/2 (3 pouces et demi) était en rapport avec un tir de défense rapproché et donnait à l'ensemble (longueur totale de 8") une belle qualité esthétique.

 

Il n'y a pas de pontet, la queue de détente est escamotable ce qui assurait une certaine sécurité au transport ou à la manipulation.

 

C'est une arme rare d'origine. Il en existe des reproductions en arme classée en 8 ème catégorie.

vendredi 10 avril 2009, a 13:34
Les figurines
 

Les petits soldats de plomb font partie de l'enfance de l'ancienne génération. Il y a plusieurs musées qui y sont consacrés dont celui de Compiègne mais aussi celui de La Figurine et de l'Attelage, le 3ème de France en plein coeur de la superbe Drôme provençale entre nord-Vaucluse et Enclave des papes.

 

On voit ici le président fondateur de l'association qui gère ce musée devenu municipal en faire une présentation de l'historique et des activités.

 

Depuis le dernier post quoi de nouveau ? Outre une vitrine consacrée aux Confréries qui a élargi la collection des quelques 5000 figurines,  le projet d'installation du diorama de Borodino est en cours : 8000 figurines représentant la dernière bataille napoléonienne de la Moskova !

 

Un autre blog sera peut-être bientôt dédié à ce musée. Sinon des nouvelles seront  ici-même diffusées.

dimanche 14 décembre 2008, a 15:57
Figurine et attelage
 

S'il y en a qui collectionnent des timbres, des cartes postales et des armes dans mon village, il y  en a aussi qui fabriquent pour collectionner mais aussi montrer à tout le monde l'histoire de la figurine et de l'attelage.

 

Tout cela se trouve dans le Musée de la Figurine et de l'Attelage !

 

On y vient même d'Amérique et de Chine pour le voir ! Alors à l'occasion...

jeudi 19 juin 2008, a 10:23
L'Olympisme
 

Les collectionneurs d'objets liés aux J.O se disputent les affiches, les torches, les médailles...

 

Ce n'est pas qu'un sport amateur !

 

En effet, des investisseurs sont dans les starting-blocks à chaque compétitions de ventes aux enchères.

 

Il n'est pas rare que certains essayent même de changer de couloir !

 

Il existe même une association française des collectionneurs olympiques et sportifs de 200 membres, l'Afcos.

 

Ils parlent de mémorabilia à propos de les objets cultes des JO.

 

Il y a les spécialistes des JO de 1924 de Paris, d'autres de ceux qui n'ont jamais eu lieu : Berlin 1916, Helsinki 1940 et Londres 1944.

 

Une affiche polonaise des JO d'Amsterdam 1928 a été adjujée à 9000 € chez Drouot !

 

Les investisseurs spéculent sur le torches et les médailles : Compter 3000 à 4000 € pour une torche au brûleur intact ou le double pour une des JO de Berlin 1936 !

 

Mêmes si les sportifs devenus plus riches vendent moins leurs trophées, il faut débourser 15 000 dollars pour une médaille d'or de l'équipe soviétique de kockey sur glace des JO de Grenoble 1968.

 

Parmi les 7000 objets des futurs JO de Pékin 2008, la torche officielle risque de pulvériser les records.

 

Le podium actuel :

 

1- Médaille de deuxième place en bronze jamais attribuée des premiers JO d'Athènes en 1896. Elle représente la tête de Zeus ornée de lauriers et la statue ailée de la Victoire, en boîte velours d'origine : Très rare donc très chère à 32500 dollars en janvier 2008.

 

2- Torche officielle en aluminium de 47 cm de haut des JO de Cortina de 1956. Elle a été allumée au temple de Jupiter, à Rome, puis à Cortina, lors de la cérémonie d'ouverture : 29500 dollars en janvier 2008.

 

3- Médaille d'or de l'équipe de football de Grande-Bretagne des JO de Londres en 1908. Elle représente deux figures féminines couronnant l'athlète victorieux, gravée au poinçon (15 carats soit, 625/1000) : 23200 dollars en janvier 2008.

 

On ne sait pas si les revolvers de starter sont autant prisés que ceux de la guerre de Sécession...

 

Olympiquement,

jeudi 29 mai 2008, a 23:20
Collectionneur
 



lundi 14 avril 2008, a 18:49
Spiller and Burr 1862
 

Ce revolver  à poudre noire a été produit à 15 000 exemplaires en 2,5 ans pour la cavalerie Confédérée pendant la guerre de Sécession.

 

Réalisé par le Lieutenant Colonel James H.Burton selon des études conjointes avec la manufacture de Edward N.Spiller et David J.Burr.

 

Le cahier des charges de l'armée sudiste concernait une reproduction du modèle Navy de Colt en calibre .36.

 

Burton préféra un autre revolver, un simple action, descendant du Eli Whitney Junior breveté en 1854.

 

Faute d'acier, la carcasse fermée du modèle choisi fut en laiton à l'image du Texas 1858 de Remington et le canon en fer.

 

Le canon d'origine de 7,5 et 8 pouces fut ramené à 6,5 pouces.

 

Le barillet est à 6 chambres.

 

Le poids est de 1,1 kg

 

L'autre nom cette arme de poing est le Revolver Burton.

 

Il présentait néanmoins pour la cavalerie un manque de puissance et de portée en rapport avec le calibre et son canon manquant de longueur.

mercredi 02 avril 2008, a 13:47
Evaluation du Starr
 

L'e-mail retour ne fonctionnant pas (refus de l'adresse du destinataire), je réponds ici à la demande qui m'a été faite à propos de la valeur d'un revolver Starr Army 1858 d'origine numéroté :

 

Il y a environ un an dans une Bourse aux armes, il fallait compter environ 1850 € pour la version "simple action" avec un canon plus long que le "double action" qui est détaillé dans ce blog plus bas.

 

Ensuite bien entendu cela dépend de l'état.

 

Cordialement,

 

lundi 04 février 2008, a 14:50
Planète timbre
 

 

...Le salon du timbre et de l'écrit aura lieu comme tous les deux ans...

 

A Paris au Parc floral du 14 au 22 juin de cette année 2008...comme l'indique la page en construction www.salondutimbre.fr...

 

De LA POSTE...

 

Au fait savez-vous que l'on peut aussi acheter les timbres...

 

Aussi pour poster ses lettres, à son facteur, qui travaille à La Poste...

 

Comme au bon vieux temps...

 

Et distribue le courrier, colis compris...

 

Pas comme le postier qui travaille maintenant dans le service concurrent de La Banque Postale...

 

Qui propose de quoi envoyer des lettres et faire des colis !...

 

Dont le bureau ne devrait s'occuper que de distribution de services financiers !

 

Pour qui ?

 

En attendant, côté collection, c'est toujours à priori le bureau de poste...

 

De La banque Postale qui distribue les pochettes chaque trimestre...

 

A terme échu.

 

De quoi devenir timbré !

 

PLANETE TIMBRE sera l'occasion de voir si la côte du timbre neuf devenu d'occasion est à l'argus ?...

 

Dans le catalogue Yver&Tellier concerné !...

 

En tous cas par ces temps de vaches maigres où l'on continue de presser les pis de la vache à lait...

 

Qui peut servir d'encre invisible pour écrire une lettre codée...Sur papier blanc...

 

Jusqu'au sang ?

 

D'encre pour écrire en rouge sur fond noir une lettre passionnelle ?

 

A la Planète timbrée !

 

...Avoir des actions dans une belle collection de timbres français dans ses albums...

 

Est une façon certainement plus prolifique de se cultiver que d'avoir quelques actions françaises dans son portefeuille !

 

Philatéliquement,

lundi 07 janvier 2008, a 11:35
Les fusils
 

La collection de fusils est une particularité...

 

Et n'est pas à montrer du doigt tel collectionneur d'armes de guerre comme j'en ai connu un, malheureusement aujourd'hui décédé...

 

On ne peut plus pacificiste, un Suisse, qui détenait une des plus belles collections de fusils de l'armée hevète !

 

Alors qu'il était garagiste à Genève...Et n'avait peut-être jamais tiré avec ses armes en dehors d'un modèle ou deux lors de ses périodes militaires !

 

J'ai eu le privilège de voir la partie qu'il avait rapatriée en France non sans difficulté douanière vous l'imaginez.

 

Une véritable merveille...

 

Qui nessécite une minutie d'orfèvre !

 

...Car collectionner des armes en France est plus tabou que d'avoir un compte en Suisse !

 

Alors cela revient aussi, cher, il est vrai...

 

Même si on arrive à trouver des authentiques fusils de 1ère catégorie d'origine neutralisés, d'occasion, à meilleur prix que des reproductions neuves à poudre noire en état de fonctionnement...

 

Dans les stands de tir agrées bien entendu.

 

J'ai le privilège d'appartenir à un club de tir dont le Président, agent de sécurité dans une grande centrale statégique...

 

Est amateur d'armes anciennes et de fusils et carabines en particulier.

 

Il a été maintes fois Champion de France et d'Europe au tir longue distance (100, 300 et 1000 m) à l'arme d'épaule ancienne d'origine....

 

Un sport qui exige une maîtrise de soi, une précision de préparation des armes et des composantes de ses munitions...

 

Et presque totalement méconnu !

 

Avec un petit budget on peut collectionner des armes factices reproduction d'époque de chez Denix ou Réplicart notamment que l'on trouve sur des sites tels que www.eperon-medieval.com ou www.couteaux-center.com.

 

Certes cela n'a rien à voir avec des vrais car les pièces techniques ne sont pas visibles ni fonctionnelles pour les parties essentielles...

 

Cela va de soi...

 

Sinon on peut collectionner des fusils en adaptant chaque arme à chaque type de chasse :

 

Juxtaposés, superposés, semi-automatique, monocanon...

 

Mixtes...

 

Carabines monocoup, à répétition, semi-automatique...

 

Selon les possibilités de chasse traditionnelle et de budget !

 

On y reviendra...

mardi 04 décembre 2007, a 11:40
Timbrés ?
 

Noël approche et les idées cadeaux affluent ou s'entrechoquent avec l'invasion des consoles de jeux vidéos et jeux associés...

 

Fini la poupée Barbie, les Play Mobil  et le Légo ?

 

Quid des cubes et autres puzzles éducatifs ?

 

Peut-être en parlera-t-on bientôt dans le Quid !

 

L'enfant pourra-t-il encore collectionner les petites voitures Majorette sans passer pour un ringard ?

 

Comme d'autres ringards collectionnaient les majorettes ?

 

Non soyons sérieux...

 

Offir un abonnement à une collection de timbres peut-être une idée...

 

Pour les timbres français pour une année, compter environ 100 €...

 

Pour en avoir de tous les formats, des petits et des plus grands, des carrés et des rectangulaires voire hexagonaux...

 

De toutes les couleurs...

 

Et presque de tous les thèmes...

 

De la semeuse à l'artiste, à l'écrivain...

 

Du château, monument....

 

A la faune et la la flore en passant...

 

Par l'histoire, le sport...

 

L'aviation...

 

Les grands évènements...

 

L'art...

 

Et même la manière avec les associations....

 

Oui collectionner les timbres est une autre façon d'écrire un livre qui raconte notre patrimoine...

 

Et qui prend de la valeur au fil du temps.

 

Philatéliquement,

jeudi 08 novembre 2007, a 12:25
1858 Starr Army
 

  Voici ci-dessous rapportée l'hisoire de cette arme spéciale dont je possède un exemplaire de collection jamais encore utilisée.

 

Les recherches, les explications et les tests sont de l'auteur et non les mien(ne)s.

 

Il est intéressant de noter au-delà du caractère historique du contexte de la création de cette arme, le côté technique complexe.

 

il ne faut pas oublier que "nous sommes" aux Etats-Unis où l'arme individuelle de défense est une tradition, puisque sa possession est inscrite dans sa Constitution.

 

Mais aussi, et l'histoire le démontrera malheureusement depuis et toujours, on notera que les grandes innovations techniques dites de rupture sont souvent conçues si on peut dire "le couteau sous la gorge".

 

Encore plus peut-être aux USA où la culture de la compétition industrielle et affairiste est à l'image de ses ancêtres émigrés européens conquérants.

 

Pour en revenir à l'arme en question, le mécanisme d'armement à deux fonctions, simple et double action n'est pas aisé à utiliser et le "départ" est dur...

 

Curieusement d'ailleurs plus avec la détente "simple action" que celle à "double action" !

 

Autrement dit, la pression que l'on doit exercer sur la détente doit être élevée.

 

Clint Eastwood, l'acteur-réalisateur que l'on connaît a utilisé ce modèle à double action dans son film "Impitoyable".

 

Le Starr avec un canon plus long existait en "simple action" et a été plus utilisé que cette version-là.

 

Bonne lecture,

jeudi 08 novembre 2007, a 12:00
Revolver Starr 1858
 

 

  Nous trouverons ici le début de l'histoire détaillé de cette arme à poudre noire particulière :

 

6 coups pour deux fonctions : simple et double action...

 

"Chaque conflit a toujours été de tout temps un moment privilégié pour faire surgir des créations nouvelles dans tous les domaines, et ceci dans des délais extrêmement courts.

 

La bien triste guerre civile américaine qui fit tant de morts nous le prouve, avec entre autres l'apparition sur les champs de bataille d"un revolver à six coups, dont le barillet pouvait être vidé en quelques secondes, par la simple pression du doigt sur la queue de détente, sans être obligé de réarmer le chien à la main, après chaque coup tiré, comme sur les Colt et les Remington, déjà en affectation depuis un certain temps dans les différents corps de troupe des Etats-Unis dAmérique.

 

 

La naissance d"Ebenezer Starr:

 

Au matin du 16 août 1816, vint au monde Ebenezer Starr dans une famille d'hommes d'affaires spécialisés dans le négoce et la fabrication des armes blanches, ainsi que dans celles des armes à feu.

La famille Starr va livrer à l'armée ses premières armes blanches au début de 1790, qui au cours des ans vont se chiffrer par milliers ; il va sans dire que ces hommes sont solidement implantés auprès des plus hautes autorités militaires.

De plus, l'un dentre eux est Nathan Starr, qui va fabriquer et vendre plus de 20.000 fusils à silex dans une période qui sétalera de 1830 à 1845, il est entre autres le père d'Ebenezer !

 

 

Un petit stage dans la marine US:

 

Après une scolarité normale pour cette époque, Ebenezer Starr va rentrer dans la marine militaire à l'âge de 17 ans pour n'en ressortir que quatre ans plus tard en 1837. Au cours de cette période il fera de nombreux voyages très enrichissants : Les Indes le marqueront beaucoup (dans le bon sens).

 

 

Une idée qui hante son esprit:

 

Après son retour, ayant un goût très prononcé pour l'armurerie, il va s'y plonger à corps perdu. Cet homme a une idée en tête, la fabrication d'un revolver à double action pour l'armée.

Durant des années il travailla sur son projet qu'il ne cessa d'améliorer en l'affinant au maximum. Le 15 janvier 1856, ces efforts sont récompensés par l'obtention du brevet n° 14.118 qui protège son invention, invention de taille ! L'arme en question était une poivrière à double action, le brevet portait sur deux améliorations l'une sur le chien et l'autre sur une détente réglable, qui à l'époque parut fort compliquée par son système.

Pour son inventeur une seule chose comptait, son parfait fonctionnement au tir sans incident majeur.

 

 

Les premiers Starr pour la défense:

 

Suite à cet encouragement, Ebenezer Starr continue son ouvrage, avec au font de lui l'envie folle qui ne l'a jamais quittée depuis le tout début, doter son pays d'une arme de poing à double action, et qui dit double action, dit tir extrêmement rapide !

Aujourdhui, il est persuadé que grâce à cette poivrière, il n'est plus loin du but recherché. Il ne lui reste à trouver que la forme, afin que cette futur arme ait un côté pratique au combat, soit fonctionnelle et esthétique, le côté attractif est très important, lors des réunions de commissions, et joue toujours plus ou moins en la faveur de son constructeur."

 

A suivre,

jeudi 08 novembre 2007, a 11:59
Starr 1858 Army
 

 

  L'histoire continue...Relatée comme le début par l'auteur des recherches.

 

"Le premier déboire du premier Starr:

 

Après un long et difficile travail, l'inventeur arrive à créer un prototype en calibre 36 à double starr2.jpgaction. Nous sommes en 1858. Afin d'y être testé par un collège d'experts en armement militaire, ce revolver est envoyé à l'arsenal de la marine de Washington. Hélas les choses ne vont pas bien se passer, la déception est grande. Dès les premiers essais, notre arme refuse de fonctionner d'une manière normale, ce qui n'arrive pratiquement jamais, arrive à ce malheureux Starr ! La commission, au lieu de le renvoyer purement et simplement dans ses foyers lui et son arme peu fiable, vont donner à Ebenezer une deuxième chance. De très nombreuses recommandations lui sont adressées pour qu'il puisse remédier aux nombreuses carences. L'arme en question devra être revue et corrigée avant d'être éventuellement présentée de nouveau au plus hautes autorité militaire, afin qu'elle puisse décider une fois pour toutes de leur intérêt pour ce revolver à double action.

Je suis personnellement persuadé que la notoriété de la famille Starr dans le domaine de l'armement depuis fort longtemps, a permis à Ebenezer d'être sorti in extremis du chaudrons du diable par les cheveux.

 

 

Pour mémoire:

 

Il faut que je vous dise que ce Starr ne fonctionne absolument pas comme toutes les autres armes construites à cette époque (voir le chapitre avertissement en fin d'article).

 

Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage!

 

Ce vieil adage sapplique à notre technicien en armurerie, cet échec a été pour lui un véritable stimulant. Chaque pièce de l'arme est revue et corrigée. Jour après jour il peaufine son arme, il sait que cette chance qui lui a été donnée est la dernière, il n'a pas le droit à la moindre erreur. Le bon fonctionnement de son système lors dune nouvelle présentation auprès dune commission militaire sera décisive pour la continuité de sa vie professionnelle. Après des mois d'efforts, il est enfin persuadé quil est arrivé au résultat final. Le revolver Starr double-action fonctionne sans le moindre problème, et les tirs sont d'une rapidité fantastique. Au plus profond de lui, il sait quil a gagné, il est impossible qu'on lui refuse une telle invention. La supériorité sur Colt et Remington est subitement devenue considérable, un bon de géant vient dêtre fait. Dès lors l'ancien système à simple action, fait figure d'antiquité (mais hélas comme je lai souvent relaté, les vieilles barbes des ministères sont très conservatrices, indécrottables, face aux nouvelles inventions. Ils aiment leurs vieilles pétoires d'un autre âge, comme quelque chose qui leur rappelle leurs 20 ans !).

 

 

Le jour redouté et tant attendu arrive:

 

Près d'une année s'est écoulée depuis la première présentation de son revolver. Ebenezer est aujourdhui de nouveau sur le grill, face à tous ces gens qui vont statuer sur le bien-fondé de son arme. Après de nombreux essais qui se passent on ne peut mieux, le revolver Starr vient de conquérir et d'impressionner fortement les représentants de la Navy par la surprenante rapidité de son tir en double-action. Cette fois enfin, la rencontre est plus que cordiale. La plupart des inspecteur sont détendus. D'après certains dires de l'époque, suite à leur enthousiasme, de nombreux membres félicitèrent chaleureusement Ebenezer Starr pour son travail qualifié dexcellent.

Comme bien souvent, dans une réunion où figure de nombreuses personnes pour statuer sur quelque chose, il y a toujours trois sortes dindividus, ceux qui sont pour, les sceptiques, et enfin ceux qui sont contre tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre.

Pour écarter toute polémique, la Navy décide dune commande de 500 revolvers Starr double action en calibre 36 au prix de 20 dollars l'unité, afin de leur faire subir de nouveaux essais. Mais cette fois dune manière intensive.

 

 

Ebenezer est obligé de palier à une grosse difficulté:

 

La commande des 500 revolvers pour la Navy le rend très heureux, mais il y a un problème de taille, il ne possède que des locaux trop exigus, dans lequel il est absolument impensable d'envisager la mise en oeuvre dtune telle commande, et de plus il ne roule pas sur l'or.

Comme je vous lai dit un peu plus haut, la famille Starr, avec son passé industriel d'une grande renommée nationale, ne peut pas à la moindre difficulté remédier à cet handicap. On lui trouva très rapidement des hommes d'affaires pour le financement de toute l'opération. En échange de quoi, il cédait son brevet à ses financiers, qui eux s'engageaient en échange à lui verser une somme rondelette à vie, sur chaque arme vendue. Cest ainsi que fut créé la « STARR ARMS COMPANY », dont le siège social fut établi à New-York.

Au sein de l'usine nouvellement créée, Starr va occuper les fonctions de directeur technique, le directeur en chef étant un certain H. Woolcott, et M Clapp qui cumulait le poste de directeur adjoint ainsi que celui de trésorier général.

En décembre 1860, un autre brevet est donné à la Cie pour protéger ce que je pense être les plus importantes modifications apportées au revolver de 1856. Ces modifications étaient les suivantes :

 

1°) une carcasse fermée

 

2°) ouverture de ladite carcasse par simple démontage d'un axe moleté, situé du côté droit qui une fois retiré permettait au canon de basculer vers lavant, libérant de son logement le barillet (ce système de démontage est d'une très grande simplicité)

 

 

Des contretemps fâcheux:

 

La fabrication de la commande de la Navy fut enfin terminée par la Starr Arms Company qui sollicita les bureaux de l'Armement, afin quon lui envoie un inspecteur pour vérification des 500 armes de la commande de 1858. Un certain John Taylor est délégué auprès de cette entreprise pour effectuer ce travail. Son rapport fut fait le 15 décembre 1860.

Au sujet de ce rapport plane aujourdhui un certain doute quant à la réalité des faits qui furent relatés à cette époque. Je possède deux versions quil ne ma pas été possible de vérifier à ce jour avec exactitude. Je vous relate donc les deux interprétations de cette histoire.

 

1°) John Taylor prétend que selon lui, les Starr en calibre 36 à double action sont des armes très dangereuses suite à l'emploi de mauvais aciers pour leur fabrication. Dans l'usine où ils furent construits, Taylor procéda à des essais qui se soldèrent par l'explosion de plusieurs de ces revolvers, leur causant grand dommage. Ce lot d'armes fut bloqué momentanément. A la déclaration de la guerre de Sécession, les 500 revolvers furent affectés à la Navy nordiste, suite à un revirement de situation!

 

2°) John Taylor, dans son rapport du 15 décembre 1860, estimait que ces armes ne pourrait pas supporter une charge d'épreuve de 25 grains, pas moins quune charge normale de 20 grains en usage prolongée. Il n'a donc pas été pratiqué de tests de sécurité, pourquoi ? Il a peut-être attendu des ordres d'autorité supérieures. Taylor s'étonna même qu'aucun essai ne fut pratiqué avant son arrivée à l'usine. De plus il constata qu'un millier de revolvers avaient été produits sans le moindre contrôle. Il n'y eut pas la moindre épreuve pour s'assurer de leur bonne tenue au tir, et rien ne fut fait jusquà la déclaration de la guerre. En 1861, les 500 double action Starr calibre 36 sont livrés à la Navy nordiste, comme je vous lai dit un peu plus haut, et un nouvel achat fut commandé encore de 1250 armes à la fin de 1861."

jeudi 08 novembre 2007, a 11:57
Starr encore
 

  ... On reste avec l'auteur :

 

"Au début de 1862, les premiers 44 double action sont livrés puis essayés. Ces tests s'avèreront très bons. Il n'y eut pas le moindre problème. Suite à ces contrôles positifs,starcyl1.jpg d'autres 44 furent commandés.

Daprès les archives de larmée américaine, 23.000 44 double action furent fabriqués de décembre 1861 au 15 mai 1863, dont 21.000 pour le gouvernement. Ces chiffres peuvent être contestés, il est très difficiles d'obtenir une comptabilité exacte dans ce domaine, surtout en cette période plus que trouble que furent les années de la guerre de Sécession. De très nombreuses archives ont disparu purement et simplement pour des raisons diverses.

 

 

Un manque de confiance total en cette arme?!

 

Après de nombreuses enquêtes qui furent menées auprès des utilisateurs de ces revolvers, entre autres dans de nombreuses unités de cavalerie, pour savoir ce qu'en pensait la troupe. La réponse fut immuablement la même à près de 100%, pas la moindre confiance dans sa solidité dans le temps, cette arme leur paraissait beaucoup trop fragile, beaucoup trop sophistiquée et compliquée. Cette opinion, pour des raisons non fondées, s'était répandue dans toute l'armée comme une véritable traînée de poudre. Cette crainte dura tout au long de la guerre et même après.

A la fin du conflit, beaucoup de ces armes furent entreposées dans des magasins militaires de très nombreux états.

Le gouvernement vendit ces revolvers Starr en calibre 36 et 44. Cette vente séchelonna de 1865 à 1901.

 

 

Fin de la STARR ARMS COMPANY:

 

Suite à la fin de la guerre civile, par manque de commandes, la Starr Arms Company fut mis en liquidation judiciaire au cours de l'année 1867, puis l'usine fut vendue peu de temps après.

Ebenezer Starr, malgré toute ces vicissitudes de la vie, ne se laissa pas abattre, il continua à travailler sur de nouveau projets, améliorant toujours ses armes pour les faire progresser.

Je pense que cet homme, trop en avance sur son temps, fut mal compris, de plus son invention bouleversait des idées trop ancrées telles que les systèmes Colt et Remington à simple action.

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Nous sommes aujourdhui en 2007. Voilà 147 ans qui nous séparent du modèle 1858 Starr double action. Qui aurait pu croire, après ce long sommeil, qu'ils reviennent de nouveau sur le marché civil, à léchelle mondiale.

Un fabricant italien a remis en route la fabrication à lidentique de cette très belle arme en calibre 44 très connu aux Etats-Unis mais peu en Europe.

Le Starr 44 1858 double action de larmurier italien F. LLI PIETTA

La refabrication du Starr 1858 est une heureuse initiative qui apporte du sang neuf, nous permettant en fin de sortir des Colt et des Remington revus à toutes les sauces depuis plus de 30 ans.

(un éclaté du constructeur italien figure dans cet article. Chaque pièce a un numéro qui correspond au nom des éléments composant ce revolver.)

Le spécimen qui m'a été confié par Magex est absolument superbe. Le bronzage noir brillant très profond est irréprochable, il recouvre un polissage parfait de la totalité de toutes les pièces visibles extérieurement. Le bois de la crosse est travaillées dans un beau noyer, dont la finition huilée est du plus bel effet, apportant à l'ensemble la touche finale qui vous donne lenvie de le posséder.

 

 

Une petite description de notre Starr 1858 de chez Pietta:

 

Il est d'une forme très différente, comme son ancêtre, des revolver de son époque (voir photo), il est impossible de le confondre.

Au premier coup d'oeil, cette arme, malgré tout ce qui a été dit en sa défaveur, donne une impression de robustesse ; il s'en dégage comme une sorte de grande sécurité !

Une des premières choses a expliquer est le démontage du barillet, qui est absolument spécifique à ce type de revolver. Notre spécimen à carcasse fermée peu souvrir très facilement en dévissant le gros axe dunion des bascules n°36. Une fois cet axe moleté sorti de son logement par la droite, il ne suffit plus qu'à appuyer sur le canon énergiquement avec la main droite pour le faire plonger en avant, ce qui libère immédiatement le barillet. Cette opération s'effectue, l'arme tenue par la crosse dans la main gauche.

Ce dit barillet n°3 est très différent de ceux qui équipent les autres revolvers du moment. Son rochet, ou étoile de barillet n°5, est une pièce usinée à part, rapportée au cylindre, elle y est fixée par une forte vis que je vous déconseille fortement de retirer. La fonction de ce rochet surdimensionné est d'assurer un verrouillage arrière dans les encoches à l'aplomb des cheminées, il vient semboîter parfaitement dans le bâti de l'arme."

 

...

jeudi 08 novembre 2007, a 11:56
Starr Toujours
 

  ... L'auteur toujours :

 

"Des photos illustrant cet article vous apporteront un gros « plus » à mes explications techniques, pas toujours évidentes pour un néophyte.

starrcyl2.jpgLe barillet est fixé à l'avant par un axe court, qui fait corps avec ce dernier , il se termine de manière légèrement tronconique et vient se loger le plus simplement du monde dans l'ensemble que forme la bascule supérieure n°1 et le canon n°25.

 

 

Puisque nous sommes dans le démontage, pourquoi ne pas continuer:

 

Dissociation de lensemble bascule supérieure n°1 et canon n°25 de la bascule inférieure n°2 :

 

1°) dévisser la vis n°39, la retirer de son logement.

 

2°) il ne reste plus quà tirer sur le canon pour désassembler les deux blocs.

Les démontages que je viens de vous expliquer ne vous poseront pas le moindre problème.

Ce petit travail terminé, nous nous trouvons avec trois ensembles (voir photo).

Pour avoir accès à la bascule inférieure n°2, il vous suffit de retirer la poignée de crosse n°11 en dévissant la longue vis n°41 ainsi que les deux vis n°40 situées dans la carcasse, l'une dentre elles traverse larrière du pontet. Il ne reste plus qu'à extraire le bois n°11 et l'armature de crosse n°10.

Vous avez enfin sous les yeux une vue complète d'une bonne partie du mécanisme.

 

 

La conception du Starr 1858 peut effrayer:

 

Pour un habitué des Colt et des Remington, voyant pour la première fois lintérieur de la « bête », il y a de fortes chances d'éprouver une sorte de déstabilisation, tant les pièces paraissent nombreuses. Mais attention, pas de panique, et surtout pas de précipitation pour continuer le démontage. Je vous demande avant toute chose de bien visualiser les moindres composants de notre double-action. Une fois de plus l'éclaté sera un précieux guide pour les manipulation futures. Deux pièces principales restent à retirer. La vis de fixation du ressort de chien n°31 (le dit chien doit être à l'abattu), puis le ressort du chien n°20 et enfin, le pontet n°6 qui nécessite l'extraction de sa vis n°34.

A ce stade nous nous trouvons pratiquement avec une arme connue. Il ne reste que des petits éléments très faciles à démonter.

Pour pratiquer le sport du démontage et du remontage, il vous faut d'excellents tournevis afin de ne pas abîmer les fentes de toute la visserie. Disposer d'une table sans autre chose que l'arme en question, de petites boîtes dans lesquelles vous pourrez y mettre les vis et leurs pièces correspondantes, avec des repaires afin de ne pas tout mélanger. Ce mode de travail est impératif pour éviter bien des déboires.

Surtout que cette « recette de cuisine » ne vous décourage pas. Personnellement, mon coup dessai s'est passé simplement ainsi que le remontage, tout est question de méthode ! Encore un conseil, ne jamais forcer sur des pièces qui refusent de reprendre leur place, cet état de fait est une sorte de signal qui vous indique que votre manipulation n'est pas la bonne. Après un premier démontage et un premier remontage, ceux qui suivront dans le temps vous paraîtront un jeu d'enfant.

 

 

Concernant le revolver Starr,

Avertissement du constructeur italien F. Pietta:

 

Sur ce revolver, n'essayez jamais d'armer le chien manuellement, sinon attention à la casse. Lisez dabord les instructions et recommandations suivantes .

Le revolver Starr 1858, comme je vous lai déjà dit plus haut, ne ressemble à aucun de tous les autres revolvers à poudre noire jamais fabriqués.

Veuillez lire et comprendre les fonctions, les caractéristiques, et les divers opérations avant de manier, de charger ou de tirer avec ce revolver."

 

...

jeudi 08 novembre 2007, a 11:55
Starr enfin
 

  ... 

 

"Caractéristiques principales:

 

1°) vis de blocage des bascules. Il s'agit d'une goupille moletée logée sur le côté supérieur droit du bâti, une fois dévissée et retirée, le barillet peut être enlevé facilement et rapidementstarrpiece1.jpg.

 

2°) ressort de détente : ce petit ressort n°22, logé derrière la détente principale, est employé pour changer le fonctionnement de « double action » à « simple action ». Vers le haut « double action », vers le bas « simple action ».

 

3°) la détente secondaire n°7, logée derrière le pontet.

 

Cette détente actionne l'arme lorsqu'elle se trouve sur le système « simple action ».

 

Système « double action » :

 

Lorsque le revolver Starr est employé dans le système « double action », la détente principale 21 effectuera toutes les fonctions, et l'arme fera feu, simplement en pressant la détente complètement en arrière.

 

Système « simple action » :

 

Si vous pressez la détente principale sur le système « simple action », le chien est armé et le barillet tournera en se positionnant d'une panière normale pour le tir. Pour faire partir le coup, appuyer sur la détente secondaire n°7.

 

Recommandation:

 

Le revolver Starr ne peut pas être armé manuellement par le chien, il ne peut l'être que par la détente et exclusivement par celle-ci. Je vous lai déjà dit un peu plus haut.

 

Position de sûreté (ou de repos):

 

Cette opération a pour but le débrayage du cylindre afin quil puisse tourner librement.

Pour cette manipulation, tirer le chien en arrière denviron 3 mm, vous allez entendre un léger « clic » . Puis, dans cette position, en appuyant légèrement sur les deux détentes, le barillet doit pouvoir tourner en roue libre dans le sens horaire.

Nota : lorsque vous faites tourner le barillet pour le chargement, ou le placement des amorces, pressez légèrement la détente, pour baisser la came arrêtoire du barillet afin de ne pas rayer ledit barillet.

 

Le chargement:

 

Pour charger notre arme, procédez pour faire tourner le barillet comme indiqué ci-dessus. La balle ronde de 454 conseillée par le constructeur rentre parfaitement bien dans les six chambres du cylindre. Seul le tir nous donnera tort ou raison pour ce choix.

Ce premier chargement est effectué avec de la PN T2 à raison de 1,20 gr plus une petite dose de couscous fin entre balle et poudre. Pour cette opération le chien a été mis au cran de repos, comme l'indique le manuel pour libérer la rotation du barillet, mais que nenni ! je suis dans l"obligation, pour arriver à mes fins, de donner de petits coups de doigt sur la détente principale pour un résultat plus que moyen. Par contre, l"introduction des projectiles se passe fort bien, le bourroir, ou piston, remplit parfaitement sa fonction. Les cheminées d"origine ne sont pas assez longues, la mise en place des amorces nécessite des « doigts de fée ». Pour remédier à cela, je me suis trouvé dans l"obligation d"employer des cheminées un peu plus longues.

 

Notre arme au tir!

 

La C50 est à 25m, l'arme tenue à deux mains. Je tire en double action mes 6 coups le plus rapidement possible. Je suis stupéfié par la rapidité des départs et du résultat. Toutes mes balles sont dans le carton, il y en a un peu partout, mais pour un tir de « combat » à 25m, je trouve cela plus que'ncourageant et sur ma lancée je récidive, et obtient pratiquement la même chose, mais je n'ai que 5 balles dans le carton.

Lors de ces deux essais en tir rapide, je nai pas eu le moindre incident. L'arme se comporte pratiquement comme une arme moderne avec malgré tout un recul plus doux. Le poids de la détente n'est pas excessif pour un revolver de guerre.

Après cette petite récréation, je vais tester le tir en précision, toujours à 25m, sur C50, avec la même charge et la même balle.

Les organes de visée du Starr sont très simples, un guidon monté sur queue d'aronde,

Et sur l'enclume du chien une fente en « V ».

J'aligne du mieux possible mon tir et fais feu à 6h au ras du noir et du blanc et ceci par six fois. J'ai trois balles dans le noir pas groupées du tout et trois balles dans le blanc autour du noir.

Pour un nouvel essai, je diminue ma charge de PN T2 en la passant de 1,20 gr à 1 gr, toujours avec mon interposition de couscous fin. Il va de soi que pour tous les tirs, les chambres une fois chargées ont été obturées au suif, pour lubrifier notre canon à sept rayures, et éviter d'éventuels départs en chaîne.

Avec cette charge diminuée, mon tir au coup par coup est plus qu'acceptable, toutes mes balles sont dans le noir. Tout au long des essais, les résultats ont été pratiquement semblables, je souligne que je nai pas eu le moindre incident !

Je considère que ce grand vieillard fait toujours la blague et pourrait en remontrer à beaucoup. Je suis certain qu'avec une certaine pratique, les scores doivent être très améliorés.

 

Pour conclure:

 

Je ne comprend pas qu'un aussi beau revolver est quelques problèmes de fabrication très ennuyeux pour l'utilisateur, problèmes qui pourraient j'en suis persuadé être revus et corrigés par le fabricant.

 

1°) vis d'union de bascule très difficile à démonter et à remonter.

 

2°) grosse difficulté avec la mise en roue libre du barillet pour son chargement et autre manipulation.

Hélas je ne suis pas le seul à avoir rencontré ce genre d'ennui.

Je compte sur la maison Pietta pour qu'elle remédie à ces petits problèmes. Votre superbe arme en vaut vraiment la peine."...

 

lundi 01 octobre 2007, a 15:40
1851 Reb Nord Sheriff
 

 C'est une arme à poudre noire à chargement par l'avant du barillet.

 

Le revolver 1851 NAVY YANK CAL. 36/44 fut probablement l'arme préférée du Colonel Samuel Colt.

 

C'est lui qui l'appela Navy Model, réservant son usage à l'US Navy même si elle fut vendue en plus grande quantité à l'Armée plutôt qu'à la Marine.

 

La Navy Yank, compagnon inséparable des Nordistes au cours de la Guerre Civile et des pionniers dans la conquête de l'Ouest, fameux pour la rapidité de tir et le léger recul, fut considéré comme le plus éclatant revolver à simple action.

 

Sa particularité est son canon court considéré à l'époque comme plus maniable et plus facilement dissimulable.    

 

La visée est basique : Il faut aligner une encoche en V située sur la tête du chien, lorque ce dernier est armé, avec le guidon.

 

Comme tous les premiers revolvers Colt de l'époque, la carcasse est ouverte.

 

Son  vérouillage est assurée par un clavette qui n'est pas très facile à enlever pour le démontage de l'arme en trois parties pour le nettoyage :

 

1/ L'avant, canon plus levier de chargement, laissé libre après extraction de la clavette. Cette partie est guidée par emboîtage sur l'avant de l'ensemble crosse, pontet, axe du barillet.

 

2/ Le barillet.

 

3/ Le bloc crosse/axe/pontet

 

Ce démontage suffit pour un nettoyage correct.

 

Ce révolver existe en calibre 36 ou 44.

 

Carcasse en laiton, crosse en noyer Canon, barillet et levier en acier bronzé Canon octogonal de 5" Longeur total 10 2/3" Poids 1.1kg 8ème catégorie, vente libre ( interdit aux mineurs, votre pièce d'identité est nécessaire ).

 

A suivre,

dimanche 26 août 2007, a 17:00
Remington New Army 1858
 

Passionné de revolvers depuis l'enfance, pour l'histoire et la technique, c'est ma première acquisition, une réplique...Parce que lorqu'on commence une collection il faut faire des choix et l'adapter à ses moyens et ses prévisions...

 

Le modèle en ma possesssion n'est pas exactement celui ci-dessus mais un avec une hausse réglabe pour le tir, le Target...C'est aussi un Pietta, un des deux armuriers italiens spécialisés dans ce domaine.              

 

L'autre, Uberti du groupe Beretta, produit également des répliques de qualité supérieure mais bien plus chères...Quand aux originaux que l'on trouve dans les bourses aux armes...Compter environ 5 fois le prix !

 

Pour cette réplique, il faut débourser environ 200 € par exemple...Chez un armurier...A moins d'en trouver d'occasion...Mais si vous voulez le même modèle neuf avec un canon pour le tir de précision...C'est le prix d'une de l'époque en bon état !

 

C'est un arme à poudre noire à chargement par l'avant du barillet.  

 

Eliphalet Remington commença sa fabrication d'armes en 1816 à Ilion New York. Grâce au talent de son ingénieur F.Beals, en 1858 il breveta et commença la production d'une arme révolutionnaire, le 1858 NEW MODEL ARMY CAL.44.

 

La particularité de cette arme par rapport aux colts que l'on verra,  ou à d'autres modèles spécifiques notamment sudistes, c'est qu'il est démontable pour le nettoyage sans outil particulier.

 

Le canon est solidaire de la carcasse fermée et la goupille sous le levier de chargement sert également d'axe au barillet. Il suffit de la tirer vers l'avant pour oter ce dernier très facilement après avoir armé le chien.

 

C'est un simple action...C'est à dire que pour tirer, il faut armer le chien manuellement à chaque fois.

 

Ici on voit la version bronzée mais il existe en d'autres modèles dont l'Inox.

 

Le pontet est en laiton.


La Guerre Civile fut tant pour Colt que pour Remington, un tournant significatif. En effet, les contrats du Gouvernement Fédéral permirent à la "Remington &  Sons, Ilion, N.Y."  de développer et modifier le projet initial et ces armes devinrent des vétérans de la Guerre Civile, appréciées surtout pour la robustesse de leurs bâtis fermés, plus aptes à supporter les charges puissantes du calibre .44, et pour leur fiabilité et la précision de leur tir.

La même arme fut produite également en calibre .36 et comme pour les armes de Colt, le Remington devint le préféré de la Marine Américaine qui avait besoin d'armes de petit calibre pour les combats corps à corps. D'où le nom 1858 NEW MODEL NAVY CAL.36, pour le différencier de la version en cal.44.

 

Calibre 36 ou 44, barillet 6 coups Carcasse acier fermée crosse en noyer Canon octogonal de 6.5" pour le cal.36 et 8" pour le cal.44 Longueur totale 13 1/3 pour le cal.36 et 14 3/5 pour le cal.44 Poids 1.250kg Option Target = hausse réglable  8ème catégorie, vente libre ( Interdit aux mineurs, votre pièce d'identité est nécessaire )...

 

On verra comment ça marche une prochaine fois...Le principe étant à peu près le même pour tous les révolvers de cette époque.

 

Informativement,

samedi 18 août 2007, a 09:45
Les armes
 

  Quelle idée ? On n'est pas en Amérique !

 

Quand on dit qu'on collectionne les armes...Les gens vous prennent pour un fou ou une folle...Parce qu'il y a aussi des femmes qui en collectionnent même si c'est surtout les hommes....

 

Alors on parle d'Amérique...Aux USA, Posséder une arme, une vraie, une qui tire, ç'est inscrit dans le droit constitutionnel...

 

Et en fait malgré toute sa diversité, le taux de criminalité, même s'il varie d'un état à l'autre suivant la loi fédérale, n'est pas plus élevé que chez nous en France.

 

Et chaque année, il y a des tas d'associations qui initient les enfants au maniement des armes en toute sécurité avec des concours de tir...Notamment au Texas ou dans le Colorado où il y a de véritables champions de tir de précision, vitesse ou combiné...

 

Alors il y a toutes sortes d'armes :

 

- Blanches comme les couteaux, les épées, les dagues...Les lances...

 

- De jets comme les arcs, les arbalètes ou lances

 

- A Feu, d'épaule ou de poing, anciennes, modernes ou contemporaines...

 

Des civiles ou des militaires...

 

Pour les fusils, pistolets...Il y a celles neutralisées (qui ne peuvent plus tirer), celles factices qui ne tirent pas, certaines qui tirent mais pas des vraies...Et les armes à feu à tir réel.

 

Pour les blanches il y a aussi des reproductions...

 

Pour celles-ci comme celles à feu jusqu'à 8ème catégorie, à poudre noire, il n'y a pas besoins d'autorisation de détention....

 

Il faut par contre une déclaration chez votre armurier ou en préfecture pour les 5ème (armes de chasse), 7ème (carabine 22LR) et 8ème.

 

Rien pour les factices, celles à billes, mécaniques ou électriques, à blanc, à gaz, à CO2, à air comprimé qu'elles soient d'épaule ou de poing...

 

Pour les réelles qui utilisent des cartouches à balles, de 4ème ou 1ère catégorie (en général des armes militaires ou des pistolets semi-automatiques pour cette catégorie), il faut une autorisation de détention qui n'est délivrée que sur dossier par la préfecture de votre département de résidence.

 

Ceci après enquête de gendarmerie.

 

Il faut aussi  posséder une licence de tir de la FFT, être adhérent à un club, y pratiquer régulièrement le tir, avec 3 scéances de tir contrôlé par an minimum, espacées d'au moins deux mois. Donc on ne peut demander une telle autorisation que si on a pratiqué au moins 6 mois dans un club agréé par la Fédération Française de Tir.

 

On peut soit être accompagné et pourvoir attester de scéances de tir avec armes prêtées par le club ou un de ses membres....Ou tirer avec une arme à poudre noire...

 

Un médecin doit vous délivrer un certificat engageant sa responsabilité, sur le fait que vous êtes sain de corps et d'esprit et apte à la pratique du tir d'armes à feu.

 

Il faut aussi une autorisation de votre fédération régionale de Tir et une lettre de motivation adressée au préfet....

 

Et la preuve que vous possédez un coffre-fort pour y déposer vos armes...

 

Evidemment pouvoir prouver son lieu de résidence, avoir une carte d'identité à jour.


Et remplir le dossier à récupérer en gendarmerie.

 

Ensuite ? Si tout est OK votre dossier est suivi du début à la fin par un gendarme attitré de la brigade de votre zone de réidence. Et on vous délivre le(s) autorisation(s) 2 à 3 mois après la demande.

 

L'autorisation est à faire renouveler tous les 3 ans pour chaque arme en votre possession.

 

Au fait le port d'armes n'existe plus depuis longtemps sauf autorisation spéciale pour profession à risques.

 

Pour adhérer à un club, en général être parrainé par au moins deux personnes qui se portent garantes de votre sérieux...

 

TOUT CELA EST NORMAL...Même si la grande majorité des armes à tir réel circulent dans des trafics...Faits par des gens irresponsables et malfaisants, dans l'illégalité la plus totale.

 

Que vous soyez pratiquant de tir ou simple collectionneur, le parcours est le même, pour les armes vraies des catégories soumises à autorisation de détention.

 

Et vous pouvez être contrôlé par la gendarmerie sur le stand, sur le trajet de votre domicile au stand, armes démontées ou neutralisées par une sécurité de pontet et séparées des munitions. 

 

A la maison ? Pourquoi pas.

 

Ensuite...On reparlera des armes...

samedi 11 août 2007, a 17:02
Timbres
 

  Faut-il être timbré comme tous les collectionneurs d'ailleurs pour en collectionner...

 

Les psy nous le diraient ! Et le disent...

 

Librecollectionneur collectionne les français et quelques vagues étrangers...Comme un spécial envoyé personnellement par l'ex impératrice Farah Diba ...

 

Quand elle était en exercice...

 

C'était bien avant les Ayatollahs...

 

Et pourtant qu'est-ce qu'on ne disait pas de son mari le Shah d'Iran...

 

Qui n'avait rien à voir avec un chat persan !

 

Depuis....Oh là !...

 

Et même plus...

 

Il y a des tas d'options d'abonnement à Laposte (lien) pour recevoir ses pochettes tous les trimestres pour un prix somme toute intéressant...Compter entre 75 et 90 € pour l'année pour une très bonne base...

 

Pour les petits comme pour les grands, c'est un peu comme les Tintins dont on reparlera...De 7 à 77 ans...Et bientôt 97 ou 107 !

 

Ou on peut aller simplement à la poste de son quartier, de sa ville ou son village....Si il y en a une !

 

Il y en a pour tous les goûts.

 

On y trouve beaucoup de thèmes en dehors des séries classiques utilisées pour poster les lettres...

 

Il y les occasionnels...Pas d'occasion...Edités pour des occasions...Comme les vacances...Ou la coupe du monde foot et cette année de rugby...

 

Ou historique, géographique...Sur les animaux...La Croix Rouge...L'art...

 

Et les grands évènements de la planète sont couverts.

 

On trouve de quoi les classer dans toutes les bonnes librairies papeteries ou sur Internet ou ailleurs.

 

Pour le classement, chacun a un peu son propre choix...

 

Difficile quelquefois car certains timbres peuvent se retrouver dans plusieurs rubriques...

 

Les timbres ont une cote officielle...Et s'ils ne sont pas abîmés.....Attention à l'humidité...

 

La prise de valeur est intéressante mais en général on ne fait pas cela pour épargner...Ce n'est pas la finalité...Même plus ou moins...Passionné timbré !

 

A suivre...

 

Philatéliquement,

samedi 11 août 2007, a 12:34
Collections
 

  Passions ? Maladies ?

 

Tous les avis sont dans la nature...

 

Il y a les passionnés de timbres, les français, que les étrangers, tous...

 

De cailloux, de maquettes, de boîte d'allumettes suédoises ou pas...

 

D'appareils photos, de poste radio...

 

De maillots de foot ou de lunettes, de casserolles ou de bicyclettes...

 

De livres sur ceci ou cela...

 

De photos de tel thème ou d'un autre...

 

Et même d'armes à feu, d'épaule ou de poing, ou blanche, longue ou courte...Catharres ou Romaines...Ou Américaines...

 

Ce sera l'objet de blog avec quelques particularités...

 

Informativement,

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Bonjour (Bonsoir),

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Passionnément,

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